Catégories
Ashtanga

Il était une fois Mysore…

David Swenson, l’un des premiers Occidentaux à avoir suivi l’enseignement de Guruji. nous raconte le Mysore des premiers jours.

‘Mysore’ raconté par David Swenson

Les premiers temps à Mysore – Interview de David Swenson

« David Swenson est l’un des premiers occidentaux à avoir suivi l’enseignement de Sri K. Pattabhi Jois à Mysore. C’est un Ashtangi enthousiaste, qui sait partager sa joie de vivre et sa positivité. J’ai eu la chance de faire plusieurs stages avec David Swenson, le premier à Singapour en 2005. C’est un enseignant exceptionnel, hors norme et plein de ressources ! » – Ananda

Dans l’interview ci-dessus, David Swenson partage avec nous son expérience de Mysore, à l’époque où l’Ashtanga Yoga Research Institute était loin d’être connu. Un témoignage débordant d’informations insolites et de bonne humeur !

David Swenson :

Au début Mysore, c’était vraiment spécial, et c’est toujours spécial aujourd’hui, je suis sûr, pour tous ceux qui vont là-bas.

Mon premier voyage à Mysore date de 1977. Pattabhi Jois avait trois élèves avec moi, moi et deux autres personnes. Pattabhi Jois avait 60 ans. À 60 ans il était juste comme un lion. Wouaah. Il avait tant d’énergie. À cette époque, les locaux de Mysore n’étaient pas si excités par le yoga, ils n’étaient pas aussi enthousiastes, c’est alors que les étrangers ont commencé à arriver.

Nous étions juste comme de jeunes labradors. Nous étions Yaaah. Vous savez, vous avez cette balle que vous lancez encore et encore et ils la rapportent encore et encore. C’était comme ça avec les asanas. Pattabhi Jois continuait à nous en enseigner encore et encore, cinq, six ou sept postures par jour. Nous pratiquions toute la journée et nous avions une heure de Pranayama. Nous devions nous asseoir et pratiquer le Pranayama avec lui. Il nous a enseigné Nauli, il nous a enseigné le Neti. On se tenait penché au dessus d’un lavabo, la bouche grande ouverte, et il nous enfonçait une ficelle dans le nez pour la faire ressortir par la bouche. On l’aurait laissé tout nous faire. C’était appelé l’Ashtanga Yoga Research Institute, donc il nous utilisait vraiment comme des souris de laboratoire.

C’était intense, mais il y avait de l’excitation et de la simplicité. Nous étions excités, il était excité, et nous recevions beaucoup d’attention, beaucoup de temps. Je dois dire que beaucoup de personnes sont allés à Mysore plus souvent que moi et y ont passé plus de temps que moi, mais dans les premiers temps, la nature condensée de l’énergie que nous avons reçue de lui était vraiment incroyable et pour cela nous avons été très chanceux.

Et oui, aujourd’hui au lieu de trois ou quatre ou cinq personnes à Mysore, il peut y a avoir trois cents ou quatre cents personnes, mais cela signifie seulement qu’autant de personnes en plus vont bénéficier de cette expérience, et les personnes, qui y vont aujourd’hui, ressentent l’énergie, l’excitation et la joie. Je parle à des personnes tout le temps et beaucoup d’entre eux n’ont jamais rencontré Pattabhi Jois, mais ils vont à Mysore et ils font l’expérience de l’énergie et de la joie, donc ça continue.

Dans les premiers temps c’était simple. Nous n’avions même pas de tapis de yoga. Il n’y avait pas de tapis de yoga. Ça n’existait pas. On pratiquait sur des serviettes de plage, des draps ou un morceau de tapis de sol. À Mysore on pouvait aller à la prison pour acquérir un petit tapis en coton. Les prisonniers fabriquaient des tapis. Il était possible d’avoir un tapis en coton là-bas, mais il n’y avait pas de tapis antidérapant ou quelque chose de semblable. Il y avait de la simplicité dans tout ça.

Inévitablement les choses ont changé, comme vous l’avez mentionné, c’est un monde de modifications, la commercialisation du yoga, je n’ai pas de problème avec ça. Cela signifie juste que nous sommes plus nombreux à nous intéresser au yoga et c’est une bonne chose. Le yoga existe toujours malgré toutes les autres choses. Si quelqu’un est content de pratiquer, parce qu’il a un nouveau tapis ou autre chose, ce n’est pas grave, ou les derniers vêtements de yoga à la mode, rien de tout ça ne vous aidera pour votre pratique de yoga, mais si ça peut vous motiver à aller pratiquer, c’est une bonne chose. Et si des professeurs de yoga peuvent gagner leur vie en enseignant le yoga, c’est bien.

Aujourd’hui les gens se mettent au yoga pour des raisons différentes. Autrefois, c’étaient des personnes qui cherchaient le sens de la vie, aujourd’hui, c’est peut-être parce que vous avez entendu qu’une célébrité fait du yoga, peu importe, certaines personnes débutent juste pour être en forme, et ça ne pose pas de problème, parce que ce qui se passe, c’est que le yoga commence à faire son travail, ça marche de toute façon, tu te retrouves à lire les étiquettes sur les produits alimentaires et ta vie commence à changer, et les choses qui paraissaient vraiment cool, ne paraissent plus aussi amusantes. Tes amis te disent « Allez viens, on va faire la fête ce soir ! »et tu demandes « Est-ce que tu penses que les gens vont fumer, car j’ai mon cours de yoga demain matin ? » On commence à faire nos choix en fonction du yoga. Donc ce n’est pas grave si c’est commercial, parce que commercial signifie aussi une plus grande visibilité. À mon avis, plus on parle du yoga, mieux c’est !

Yoga Studio Paris vous souhaite le plaisir de lire, de visionner, d’écouter, de faire toujours et encore de nouvelles découvertes. Plus simplement ! Bonne journée à tous !

LIKE, SHARE & SUIVEZ-NOUS POUR DU BONHEUR AU QUOTIDIEN !

Vous suivez ce blog.  Gestion

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s